La réponse à la hausse des prix de l’énergie divise l’UE

Europe National

L’Union européenne peine à trouver une solution commune pour répondre à la hausse des prix de l’énergie. L’urgence de la situation a poussé le Parlement européen à ajouter cette question à l’ordre du jour de sa session plénière cette semaine à Strasbourg.

Des eurodéputés appellent à enquêter sur le marché commun du gaz et souhaitent réduire au plus vite la dépendance européenne. « Nous devons nous assurer qu’aucun Etat ou n’importe quel acteur non-étatique, que ce soit la Russie, Gazprom ou d’autres, manipule ou influence les prix de l’énergie en Europe« , insiste Siegfried Muresan (PPE).

Plusieurs pays membres, dont la France et l’Espagne, ont signé une déclaration commune pour proposer des achats groupés de gaz. Ils demandent aussi un changement des règles de gouvernance du marché européen de l’énergie pour limiter la spéculation. Cet appel est relayé au Parlement par l’eurodéputée Iratxe Garcia.

« L’expérience prouve qu’un Etat membre seul est plus faible et qu’individuellement les gouvernements sont à la merci de la spéculation« , souligne l’élue sociale-démocrate.

Les chefs d’Etat et de gouvernement de l’UE ont évoqué la question mardi soir en Slovénie. La Commission européenne demande aux capitales de débloquer des fonds ou des allocations pour les consommateurs et les PME. Elle estime aussi que la meilleure solution à long terme reste l’effort en faveur de la transition climatique.

« Il est important d’investir dans les renouvelables qui nous permettent de stabiliser les prix et nous rendent plus indépendant« , explique la présidente de la Commission Ursula von der Leyen.

Cette analyse ne fait cependant pas l’unanimité. Pour le Premier ministre hongrois c’est exactement le début de tous les maux.

« Le problème pour la Hongrie c’est justement les nouvelles règles du Pacte vert qui est une taxe indirecte pour les propriétaires d’appartement, de maison ou de voiture« , répond Viktor Orban.

Au Parlement, les élus écologistes reconnaissent que la transition aura un coût. Mais ils soulignent que la dépendance aux énergies fossiles est dangereuse pour l’environnement et pour l’activité économique.

« Les énergies fossiles nous ont donné l’illusion que nous pouvions avoir de l’énergie peu chère et abondante et ce n’est pas vrai« , juge l’eurodéputé Philippe Lamberts (les Verts).

Une autre question reste enfin en suspens : dans quelle mesure l’Union européenne doit intervenir ? Certains Etats membres comme l’Allemagne ou les Pays-Bas estiment que le marché peut se réguler lui-même.

 

euronews.com

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