Pourquoi un morceau de fusée chinoise va percuter la Terre d’ici à dimanche

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La communauté scientifique scrute les cieux dans l’attente du retour dans l’atmosphère d’un morceau de 22 tonnes d’une fusée chinoise. Les morceaux qui n’auront pas été désintégrés sont attendus au sol, dans une zone encore indéterminée, d’ici le 9 mai. C’était un phénomène plus courant lors des débuts de la conquête spatiale mais des règles internationales – non encore appliquées par la Chine – ont depuis été mises en place pour limiter ces risques.

Au moment de l’impact, ils avaient cru à un énorme éclair. Il s’agissait en fait d’un objet métallique de douze mètres de long tombé… Du ciel. Le village de Mahounou, en Côte d’Ivoire, se souvient du retour incontrôlé d’une partie de la fusée chinoise Long March 5B, en mai 2020. L’histoire pourrait se répéter d’ici à dimanche, quelque part dans le monde.

En cause, le lancement du premier module de la station spatiale chinoise, mercredi 29 avril, propulsé, lui aussi, par une fusée Long March 5B. L’étage principal de celle-ci, qui pèse vingt-deux tonnes, revient de manière incontrôlée vers la Terre.

En se rapprochant de la surface, certains morceaux vont fondre mais d’autres, composés de titane ou d’acier, résisteront », ​explique Pierre Omaly, expert des débris spatiaux au Cnes (Centre national d’études spatiales). Tout le défi des scientifiques consiste désormais à identifier la zone d’impactPour l’instant, nous savons où ils n’atterriront pas : en France métropolitaine, seul le sud de la Corse pourrait être concerné. Mais la zone est très large et, proportionnellement, les débris ont des chances de terminer dans la mer ou l’océan.

Absence de communication chinoise

Lors du retour maîtrisé de ce type d’éléments, c’est le milieu de l’océan Pacifique qui est visé, en tant qu’espace le plus éloigné des terres habitées. Si les retours incontrôlés d’objets spatiaux étaient le fait de tous lors des premières décennies de la conquête spatiale, ils sont désormais interdits dans certains pays.

C’est le cas en France, depuis 2008.L’interdiction figure dans les textes internationaux, mais c’est à chaque pays de mettre en place sa propre réglementation coercitive. Et ce n’est pas le cas de la Chine. Pourquoi continue-t-elle ? Je n’ai pas d’explication car le pays ne communique pas. On ne sait même pas de quoi est fait leur étage de fusée, on ne peut qu’extrapoler à partir de nos véhicules européens », ​admet M. Omaly.

Dans le cadre de son travail au Cnes et à l’EUSST (le service de la surveillance et du suivi spatial de l’Union Européenne auquel les différents pays membres collaborent) Pierre Omaly observe régulièrement des objets rentrer sur Terre :Environ une fois par semaine, un satellite, des bouts de fusée ou des débris reviennent. La plupart ont été lancés il y a deux ou trois décennies, mais ne pèsent que quelques centaines de kilos. Ceux-là sont sans danger car ils se désagrègent totalement en rentrant dans l’atmosphère.

 

ouest-france.fr

pixabay

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