Covid-19 en Inde : nouveau record de contaminations, le confinement prolongé à New Delhi

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L’Inde a recensé lundi près de 353 000 nouvelles contaminations au coronavirus sur 24 heures, un nouveau record mondial. Les autorités locales ont décidé de prolonger d’une semaine le confinement dans la capitale New Delhi alors que les hôpitaux sont totalement submergés par l’afflux de malades.

L’Inde n’en finit plus de battre des records de cas contaminations. Le pays a enregistré lundi 26 avril près de 353 000 personnes infectées par le Covid-19 en 24 heures. Pour tenter d’enrayer la propagation fulgurante de l’épidémie, liée en partie à l’émergence d’un nouveau variant, les autorités ont annoncé un prolongement du confinement dans la capitale New Delhi.

Le pays, qui compte 1,3 milliard d’habitants, est en proie à une effroyable poussée épidémique avec encore 352 991 nouveaux cas. L’Inde a parallèlement déploré 2 812 nouveaux décès dus au Covid-19, ce qui est un record national depuis le début de la pandémie, selon les données officielles publiées lundi par le ministère de la Santé.

« Nous avons décidé de prolonger d’une semaine le confinement », a annoncé dimanche le chef du gouvernement de Delhi Arvind Kejriwal. « Les ravages du coronavirus se poursuivent et il n’y a pas de répit », a-t-il dit.

La capitale, qui compte 20 millions d’habitants, est l’agglomération indienne la plus touchée par l’épidémie. Dimanche, un peu moins de 23 000 nouveaux cas de contaminations ont été enregistrés et 350 décès.

Un confinement d’une semaine y avait débuté le 19 avril pour tenter d’atténuer la pression sur les hôpitaux, confrontés à une grave pénurie d’oxygène.

New Delhi n’est pas la seule agglomération indienne actuellement soumise au confinement. Le Cachemire indien est devenu samedi la dernière région en date à annoncer un confinement pour le week-end.

Sur les sept derniers jours, l’Inde a enregistré plus de deux millions de nouveaux cas, soit une hausse de 58 % par rapport à la semaine précédente, selon des données compilées par l’AFP.

Colère sur les réseaux sociaux

La crise met de nouveau en lumière la vétusté du système de santé indien, alors que la colère monte contre le manque de préparation présumé du gouvernement fédéral face à cette vague épidémique.

« Des patients meurent devant les hôpitaux faute de pouvoir être pris en charge », explique Alban Alvarez, correspondant de France 24 à New Delhi.

Le pays a administré près de 141 millions de doses de vaccins anti-Covid jusqu’à présent mais les experts estiment qu’il faudrait accroître significativement ce nombre.

Dans son allocution mensuelle radiodiffusée, le Premier ministre Narendra Modi a estimé que l’Inde était secouée par « une tempête » et a appelé les gens à se faire vacciner et à ne pas « se laisser influencer par quelque rumeur que ce soit sur les vaccins ».

Dimanche, Twitter a confirmé avoir supprimé, à la requête des autorités indiennes, des dizaines de tweets qui critiquaient l’exécutif dans la gestion de la crise sanitaire. Le réseau social américain avait déjà accédé à une telle demande en février concernant un mouvement de contestation des agriculteurs.

La faiblesse des ressources dans les hôpitaux, où des patients ont péri du fait des pénuries d’oxygène, était dénoncée par certains tweets émanant d’élus de l’opposition.

« Quand nous recevons une requête qui est légalement recevable, nous l’examinons au prisme des règles de Twitter et des lois locales », a expliqué Twitter dans un communiqué.

Le gouvernement a intensifié les efforts pour l’approvisionnement d’oxygène, avec des trains et des vols spéciaux de l’étranger provenant notamment de Singapour ou d’Arabie saoudite.

Aide internationale

Plus de 500 unités de production d’oxygène seront également installées dans des hôpitaux publics, a déclaré dimanche le ministère de la Santé. Les entreprises privées ont également annoncé leur contribution.

La Maison Blanche a indiqué dimanche que les États-Unis allaient envoyer « immédiatement » des composants pour la production de vaccins ainsi que des équipements médicaux.

Plusieurs pays en Europe, dont le Royaume-Uni, la France et l’Allemagne ont aussi promis leur aide.

Le Pakistan, ennemi traditionnel, a proposé des équipements et fournitures médicaux et son Premier ministre Imran Khan a envoyé sur Twitter ses prières pour « un rapide rétablissement ». La pandémie frappe également ce pays voisin qui a rapporté dimanche 157 décès en 24 heures, le plus fort bilan depuis le début de la pandémie.

D’autres pays ont imposé des restrictions. La Thaïlande a interdit dimanche aux étrangers venant d’Inde d’entrer sur leur territoire.

Le Bangladesh, qui partage 4 000 km de frontière avec l’Inde, a indiqué dimanche qu’il suspendait les liaisons terrestres avec son voisin pour deux semaines à compter de lundi.

 

france24.com

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